Comme vous le savez sûrement, ou pas, mon année à Boston est financée par Mr Bertarelli. Sa femme Kristy et lui-même finance via la Fondation Bertarelli un programme en "Translational Neurosciences and Neuroengineering" entre la Harvard Medical School et l'EPFL. En plus de sponsoriser quelques étudiants comme moi, ils financent des projets de recherches dans ces deux écoles ainsi que deux chairs à l'EPFL dans le futur centre de neuroprothèses. Et pour fêter tout cela, quoi de mieux que d'organiser un petit symposium annuel entre Harvard et l'EPFL?
Cette année, c'est donc à Harvard que s'est déroulé le premier Bertarelli Symposium doté du doux nom de "Neuroengineering Approach to Sensory and Motor Disorders". Bien évidemment, personne n'est capable d'expliquer ce qu'est la neuroingénierie (encore moins la bioingénieurie d'ailleurs). Certains y voient l'application de techniques et technologies traditionnelles en ingénierie tels que la mécanique, l'électronique ou l'optique à l'étude du cerveau ou au traitement de dysfonctionnement du système nerveux. Un exemple serait l'implantation d'électrodes dans le cerveau pour y stimuler certaines zones corticales. Ca se fait par exemple avec les personnes atteintes de la maladie de Parkinson chez qui une stimulation via des électrodes implantées dans le cerveau leur permettent de se déplacer normalement et d'avoir une activité normale (cela ne soigne en revanche pas la maladie et n'arrête en rien sa progression). D'autres voient dans la neuroingénierie une approche plus orientée biologie moléculaire, thérapie génique ou ingénierie tissulaire. L'idée serait par exemple de stimuler la régénération de cellules. Par exemple, l'un des talks parlait de protocole pour stimuler la régénération des neurones auditifs (auditory neurons) et des hair cells, également impliquée dans l'audition. L'idée du symposium, et des fonds alloués aux différents projets, était donc de rassembler des spécialistes de ces différents domaines, qu'ils soient ingénieurs, biologistes ou médecins, et de voir la neuroingénierie dans son ensemble.
Mais avant de parler des différents talks auxquelles on a pu assister, parlons tout d'abord du repas de vendredi midi. Nous, c'est-à-dire Amélie, Léonie, Elvira et moi-même, avions rendez-vous pour un lunch avec le patron! Nous avons donc pu manger avec Ernesto, sa femme Kristy ainsi que William Chin qui est le doyen de la Harvard Medical School et qui est également financé par la Fondation Bertarelli et Emmannuelle qui travail à la Fondation Bertarelli. [Le texte précédemment écrit étant bien trop rigolo, il ne peut être publié. Mes excuses pour le désagrément occasionné.] Le repas s'est très bien passé, Ernesto et sa femme semblaient très intéressés par les projets que l'on fait et par notre expérience ici en général. C'était d'ailleurs assez rigolo car ils ont montés une table et le buffet dans une salle de classe de Harvard, c'est plutôt sympa d'utiliser la salle pour autre chose qu'étudier pour une fois!
A peine avons-nous eu le temps de finir notre assiette qu'il était temps d'aller voir quelques talks! C'est qu'on a un agenda de ministre vous savez! Les talks du vendredi après-midi étaient plutôt orientés sur les thérapies géniques et cellulaires pour la vision et l'audition. Un peu éloigné de mon domaine mais tout de même intéressant. Les talks du lendemain étaient bien plus proches de mes centres d'intérêts. En effet, il y a eu plusieurs talks sur le Brain Machine Interface où les chercheurs souhaitent extraire les signaux du système nerveux, les décoder et les utiliser pour contrôler une machine. Par exemple, le laboratoire de José Millan qui est mon superviseur à l'EPFL utilisent un EEG (vous savez, la technique où on a un bonnet sur la tête avec pleins de câbles, ça vous dit quelque chose?) pour contrôler une chaise roulante. D'autres groupes utilisent des électrodes implantées dans le cerveau pour contrôler un bras robotique ou un curseur sur un ordinateur. Bref, plusieurs talks très intéressants en particulier celui de Grégoire Courtine, qui est un nouveau professeur à l'EPFL, dont le groupe cherche à faire aider des patients qui ont une lésion de la moelle épinière à remarcher. Ils ont eu des résultats impressionnants sur des souris en combinant médication, stimulation de la moelle épinière avec des électrodes et entraînement avec un robot. Bref, c'était deux journées très intéressantes de ce côté là!
Le vendredi soir, c'était la soirée au Harvard Club. Snobisme oblige, il fallait avoir un costume et être tout beau tout propre. L'endroit est superbe, de grands escaliers en bois massif et des salles très classes. Il y avait tous les professeurs ayant présenté pendant le symposium, les gens de la fondation Bertarelli ainsi que Ernesto Bertarelli et sa femme, et plusieurs autres invités dont nous quatre, bien évidemment les plus jeunes du groupe. J'ai pu rencontrer plusieurs profs pendant l'apéro ce qui est bien plus facile avec un verre à la main! Le repas était très bon et nous avons eu droit aux verres de vin à l'américaine, c'est-à-dire plein à ras-bord et on te ressert même si tu n'as pas touché à ton verre! On aurait dit qu'on buvait de l'eau...! Le repas terminé, la plupart des américains filent pour aller voir la finale des World Series (le baseball). Nous sommes allés dans un bar avec les trois filles, Michael qui travail dans l'équipe de média et communication à l'EPFL et Reinhard Dietrich qui est vice-directeur d'un des instituts de SV à l'EPFL. Et c'est là que nous avons vu toute l'ampleur de l'absurdité du système américain et du puritanisme bostonien. Nous allons donc dans ce bar, les quatre armés de notre passeport car on s'est déjà vu refuser une bière plusieurs fois depuis notre arrivée. Michael et Reinhard quant à eux n'avaient pas leur passeport sur eux. Malgré la carte d'identité, le costume, la cravate et plusieurs années au-dessus des 21 ans, ils se sont fait refuser l'entrée! Ils ont été obligé de retourner à leur hôtel, heureusement pas très loin, et revenir ensuite! Ce système est complètement attardé et de toute manière inefficace et hypocrite car les jeunes n'ayant pas 21 ans boivent comme des trous à des fêtes privées totalement incontrôlée... Bref, c'était mon petit coup de gueule car à cause de leur stupidité, je suis obligé de me trimbaler mon passeport partout avec moi si jamais on va boire un verre. Ridicule.
Cela n'enlève en rien le fait que ce symposium était vraiment très intéressant et enrichissant. J'ai pu rencontrer plusieurs professeurs et autres bonhommes en costard de manière plutôt informelle ce qui est toujours plus sympa!
J'en profite pour faire un peu de pub pour un blog que tous les étudiants de notre classe à Boston font en partenariat avec l'EPFL et Swissnex Boston. Chacun de nous va écrire un ou plusieurs petits articles sur ce qu'on fait à Boston et sur notre expérience en général. Je m'y colle la semaine prochaine! C'est par là: lausannetoboston.com
Cette année, c'est donc à Harvard que s'est déroulé le premier Bertarelli Symposium doté du doux nom de "Neuroengineering Approach to Sensory and Motor Disorders". Bien évidemment, personne n'est capable d'expliquer ce qu'est la neuroingénierie (encore moins la bioingénieurie d'ailleurs). Certains y voient l'application de techniques et technologies traditionnelles en ingénierie tels que la mécanique, l'électronique ou l'optique à l'étude du cerveau ou au traitement de dysfonctionnement du système nerveux. Un exemple serait l'implantation d'électrodes dans le cerveau pour y stimuler certaines zones corticales. Ca se fait par exemple avec les personnes atteintes de la maladie de Parkinson chez qui une stimulation via des électrodes implantées dans le cerveau leur permettent de se déplacer normalement et d'avoir une activité normale (cela ne soigne en revanche pas la maladie et n'arrête en rien sa progression). D'autres voient dans la neuroingénierie une approche plus orientée biologie moléculaire, thérapie génique ou ingénierie tissulaire. L'idée serait par exemple de stimuler la régénération de cellules. Par exemple, l'un des talks parlait de protocole pour stimuler la régénération des neurones auditifs (auditory neurons) et des hair cells, également impliquée dans l'audition. L'idée du symposium, et des fonds alloués aux différents projets, était donc de rassembler des spécialistes de ces différents domaines, qu'ils soient ingénieurs, biologistes ou médecins, et de voir la neuroingénierie dans son ensemble.
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| Moi-même, Amélie, Mr Bertarelli, Léonie, Elvira |
Mais avant de parler des différents talks auxquelles on a pu assister, parlons tout d'abord du repas de vendredi midi. Nous, c'est-à-dire Amélie, Léonie, Elvira et moi-même, avions rendez-vous pour un lunch avec le patron! Nous avons donc pu manger avec Ernesto, sa femme Kristy ainsi que William Chin qui est le doyen de la Harvard Medical School et qui est également financé par la Fondation Bertarelli et Emmannuelle qui travail à la Fondation Bertarelli. [Le texte précédemment écrit étant bien trop rigolo, il ne peut être publié. Mes excuses pour le désagrément occasionné.] Le repas s'est très bien passé, Ernesto et sa femme semblaient très intéressés par les projets que l'on fait et par notre expérience ici en général. C'était d'ailleurs assez rigolo car ils ont montés une table et le buffet dans une salle de classe de Harvard, c'est plutôt sympa d'utiliser la salle pour autre chose qu'étudier pour une fois!
A peine avons-nous eu le temps de finir notre assiette qu'il était temps d'aller voir quelques talks! C'est qu'on a un agenda de ministre vous savez! Les talks du vendredi après-midi étaient plutôt orientés sur les thérapies géniques et cellulaires pour la vision et l'audition. Un peu éloigné de mon domaine mais tout de même intéressant. Les talks du lendemain étaient bien plus proches de mes centres d'intérêts. En effet, il y a eu plusieurs talks sur le Brain Machine Interface où les chercheurs souhaitent extraire les signaux du système nerveux, les décoder et les utiliser pour contrôler une machine. Par exemple, le laboratoire de José Millan qui est mon superviseur à l'EPFL utilisent un EEG (vous savez, la technique où on a un bonnet sur la tête avec pleins de câbles, ça vous dit quelque chose?) pour contrôler une chaise roulante. D'autres groupes utilisent des électrodes implantées dans le cerveau pour contrôler un bras robotique ou un curseur sur un ordinateur. Bref, plusieurs talks très intéressants en particulier celui de Grégoire Courtine, qui est un nouveau professeur à l'EPFL, dont le groupe cherche à faire aider des patients qui ont une lésion de la moelle épinière à remarcher. Ils ont eu des résultats impressionnants sur des souris en combinant médication, stimulation de la moelle épinière avec des électrodes et entraînement avec un robot. Bref, c'était deux journées très intéressantes de ce côté là!
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| Avec Kristy Bertarelli |
Le vendredi soir, c'était la soirée au Harvard Club. Snobisme oblige, il fallait avoir un costume et être tout beau tout propre. L'endroit est superbe, de grands escaliers en bois massif et des salles très classes. Il y avait tous les professeurs ayant présenté pendant le symposium, les gens de la fondation Bertarelli ainsi que Ernesto Bertarelli et sa femme, et plusieurs autres invités dont nous quatre, bien évidemment les plus jeunes du groupe. J'ai pu rencontrer plusieurs profs pendant l'apéro ce qui est bien plus facile avec un verre à la main! Le repas était très bon et nous avons eu droit aux verres de vin à l'américaine, c'est-à-dire plein à ras-bord et on te ressert même si tu n'as pas touché à ton verre! On aurait dit qu'on buvait de l'eau...! Le repas terminé, la plupart des américains filent pour aller voir la finale des World Series (le baseball). Nous sommes allés dans un bar avec les trois filles, Michael qui travail dans l'équipe de média et communication à l'EPFL et Reinhard Dietrich qui est vice-directeur d'un des instituts de SV à l'EPFL. Et c'est là que nous avons vu toute l'ampleur de l'absurdité du système américain et du puritanisme bostonien. Nous allons donc dans ce bar, les quatre armés de notre passeport car on s'est déjà vu refuser une bière plusieurs fois depuis notre arrivée. Michael et Reinhard quant à eux n'avaient pas leur passeport sur eux. Malgré la carte d'identité, le costume, la cravate et plusieurs années au-dessus des 21 ans, ils se sont fait refuser l'entrée! Ils ont été obligé de retourner à leur hôtel, heureusement pas très loin, et revenir ensuite! Ce système est complètement attardé et de toute manière inefficace et hypocrite car les jeunes n'ayant pas 21 ans boivent comme des trous à des fêtes privées totalement incontrôlée... Bref, c'était mon petit coup de gueule car à cause de leur stupidité, je suis obligé de me trimbaler mon passeport partout avec moi si jamais on va boire un verre. Ridicule.
Cela n'enlève en rien le fait que ce symposium était vraiment très intéressant et enrichissant. J'ai pu rencontrer plusieurs professeurs et autres bonhommes en costard de manière plutôt informelle ce qui est toujours plus sympa!
J'en profite pour faire un peu de pub pour un blog que tous les étudiants de notre classe à Boston font en partenariat avec l'EPFL et Swissnex Boston. Chacun de nous va écrire un ou plusieurs petits articles sur ce qu'on fait à Boston et sur notre expérience en général. Je m'y colle la semaine prochaine! C'est par là: lausannetoboston.com


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